Ayrault et Thanatos : le sens du commerce

le marché aux esclaves

Jean-Léon Gérôme symbolise ce qu’on appelle gentiment l’art « pompier ». Son goût prononcé pour l’esthétique peplum et la peinture académique lui fait peindre la plupart du temps des hommes nus portant des casques de pompier. Même s’il connaît, de son vivant,  un large succès auprès des médias, son hostilité envers les impressionnistes qu’il considérait comme « le déshonneur de l’art français », contribue à sa chute dans les sondages.

Quand Gérôme peint le marché aux esclaves (ci-dessus) ce n’était pas pour dénoncer le trafic humain et appeler au changement. A l’époque, la vente d’esclaves est le symbole du commerce et de la modernité. Le marché est d’ailleurs très lucratif et c’est la source de milliers d’emplois, argument phare de nos dirigeants de l’époque comme d’ aujourd’hui.

Vers 1630-1670 la ville de Nantes est marquée par une baisse du trafic traditionnel tel que le vin, elle va donc rebondir et innover en se lançant dans le commerce triangulaire. L’aéroport n’étant pas d’actualité on misera sur le trafic portuaire. L’objectif est de doper la production de sucre et l’importation d’esclaves pour sauver Vinci  les classes supérieures Nantaises de la crise.

Depuis, ce passé historique est toujours tabou; mais dans les campagnes voisines on raconte encore que quand un maire de Nantes à trop d’amis lobbyistes, il est capable de vendre n’importe qui pour manger à la même table qu’eux. (cf)

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caricature ayrault

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