Baudelaire
« Pendant quinze jours je m’étais confiné dans ma chambre, et je m’étais entouré des livres (…); je veux parler des livres où il est traité de l’art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. J’avais donc digéré, – avalé, veux-je dire, toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public, – de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de ceux qui leur persuadent qu’ils sont tous des rois détrônés. – On ne trouvera pas surprenant que je fusse alors dans un état d’esprit avoisinant le vertige ou la stupidité. «
Baudelaire
Baudelaire ne nous a pas envoyé d’e-mail… cet extrait est issu de « Assommons les pauvres »