(une fois que la barre s'affiche appuyez sur > pour écouter le mp3 ci dessous)
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An de grâce 2010, la principauté de la Haute-vienne, dont la stagnation a permis l’émergence de créatures riches en indélicatesses, nous offre le fond sonore ci-présent.
Supportant la caducité de ses élus, chaque citoyen se voit écraser sous une pluie d’insultes: Du «plouc» au «raciste» en passant par «cloporte» et autres , tout est bon pour nous qualifier. A croire qu’il est donné à ceux qui nous gouvernent, de nous mépriser et de nous accabler.
Pourtant, nous sommes simplement des êtres champêtres ; les esprits malaisés nous prennent pour des primitifs et ils excusent la fin de notre existence au nom de l’idée qu’ils se font de leur réussite. Ils se trompent et leur comportement est vieux comme le monde: s’attaquer à la diversité des modes de vie c’est la même chose que de s’attaquer à la diversité des civilisations. L’uniformisation nous guette et pour un pays comme le nôtre, c’est le meilleur moyen d’être encore plus médiocre et insipide.
Nous avons moins de 30 ans et nous ne nous résoudrons pas à sacrifier nos vies, et celles de nos enfants, pour soigner la médiocrité de nos dirigeants. Ces derniers se repaissent de projets inutiles sous une arrogance masquant leur profonde inexistence.
Ils sont grotesques et à cause de leurs complexes, notre pays d’enfance fait ricaner la France.
Anselme
promo ENSA 2005
merci au gpe dam pour la ré-interprétation des chansons françaises.
& universal-soundbank
Paris 10
Et pour ceux qui nous demandent l’autorisation de télécharger tel ou tel fichier. le mp3 est disponible ici (en meilleure def) Etant donné qu’en limousin la HD* ça sera pour la saint Glinglin, l’accessibilité web nous impose de vous proposer de la basse def. A savoir que d’ici 2 à 4 ans, 70% de la toile ne sera plus accessible aux limousins si rien ne change, car les développeurs ne pourront plus créer des programmes qui s’adaptent à des écarts de débit aussi importants. Pour l’économie d’une région ce chantier là est vital.
Sur la table, un monceau de longs pains blafards gisait à côté de cocottes en pâté .
On s’était trompé de salle … le resto du cœur probablement.
Un peu gênés, de déranger ces pauvres gens affamés , nous nous sentîmes obligés d’écouter le sermon du jour.
Père Stef, nous lut quelques mots laborieux. Derrière lui, des oiseaux pour le chat, donnaient à l’étable un air soumis de circonstance .
Père Stef, parla de Haïti, de pauvres gens obligés de quitter leur village pour chercher une terre d’asile. Nous étions d’autant plus solidaires que nous allons , toutes proportions gardées, vivre la même chose.
Un peu gênés, donc, nous repartîmes chercher la salle où nous pourrions trouver ces esprits glorieux qui prônent le modernisme d’une future LGV. Nous cherchions les futurs investisseurs, les huiles de ce monde et autres conquérants … non, rien.
Le trou béant de l’infortune de la région n’est plus une menace, il est déjà là …
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merci pour les centaines d’e-mails solidaires ( dans le sens le + beau du terme), croyez bien que quand les gens reçoivent le tracé des déblais et remblais en pleine poire et qu’ en plus, on leur demande de s’assoir dessus démocratiquement, vos petits mots leur vont droit au cœur. (le webmaster)
si (…)bibliquement (…) ?
Non pas tout le monde … enfin j’espère.
La législation impose à RFF d’organiser un certain nombre de réunions.
Nous nous illusionnons en pensant que des « débats » se tiennent lors de ces entrevues où aucune note n’est d’ailleurs prise.
Hôtesses d’accueil, pantomimes et discours faussement « humains », rien n’est laissé au hasard :
On pourrait croire que la loi leur impose d’organiser des réunions pour qu’ils s’expliquent et se défendent des fausses ou bonnes opinions. Des opinions qui les imaginent ravager la région, les champs, exploser les collines et les sources d’eau, abimer la santé des humains et de la faune, détruire d’éventuels vestiges qu’ils se garderont de signaler, d’être en faillite et de mentir sur la rentabilité du projet. On pourrait le croire, mais non… et ils vont juste répondre « avant , les gens ne posaient pas autant de questions: on passait et puis c’est tout ! »
C’est la raison pour laquelle nous rendons hommage aux agriculteurs poitevins, qui ne se laissent pas endormir par des promesses de bistrot tenues par des élus directement intéressés par la réalisation du projet.
A Poitiers, Aslonnes, plus exactement, la dernière réunion LGV n’a pas eu lieu, et ce, au grand dam de Richard Rousseau… Directeur Régional RFF Centre-Limousin et « lui même corrézien » : un tas de fumier, versé là par les agriculteurs, a eu raison d’une organisation cynique qui ne veut qu’une chose: remplir son quota de réunions.
Vous vous demandez pourquoi est-ce qu’on met des titres idiots à nos articles?
Nous avouons, qu’il s’agit là d’une méthode qui manque de noblesse. Eh oui, imaginez, une âme sensible qui tape sur le moteur de recherche « Association de promotion de la ligne TGV Poitiers-Limoges-Brive » et qui tombe sur cette image. Imaginez son petit cœur battre de désespoir en voyant de vilains ploucs, que nous sommes, oser défendre avec ferveur un point de vue qui n’est pas le sien.
Non, c’est vrai, nous sommes les premiers à dire que ce n’est pas bien. D’ailleurs on attend le retour de bâton, le jour où on nous dira qu’on devrait rester à notre place: nos corps écartelés sur la place publique! oui, comme au Moyen Age.
Ah le Moyen âge, la belle époque où les princes chassaient dans les champs en dévastant le blé . Ça ne les empêchait pas, à la fin de la saison, de débarquer dans les fermes pour réclamer la part de la récolte. Ils assassinaient même les fermiers qui ne leur rapportaient rien.
Ah, nous étions juste bon pour le pilori et les jacqueries étaient sauvagement punies. Il faudra attendre le Fordisme pour qu’un gars calcule que ça rapportait plus de nous mettre des rêves à portée de bourses.
Et maintenant ? maintenant le combat est toujours aussi inégal, vous n’ avez pas trop d’argent pour vous défendre mais ceux d’en face ont l’argent de vos impôts.
Reste que l’époque est plus sournoise car vous ne négociez plus contre une mort rapide mais contre une mort lente.
Parce qu’une ligne LGV est longue à mettre en place et que les traces visibles de votre malheur seraient bien trop longues à attendre, votre calvaire lancinant ne fera jamais l’objet d’un drame populaire « vu à la télé ».
Quant aux taxes qui vont monter, à l’uranium présent dans le sol, ou aux maladies de nos enfants, ce sont des sujets tabous. L’usager d’un train ne peut pas se dire qu’à cause de lui un gamin vit sous le seuil de pauvreté ou qu’un autre souffre d’une maladie pulmonaire. C’est le genre de chose qu’on ne veut voir que quand dans les pays lointains .
Pour conclure, on reprendra une des phrases de l’email de Momo « sérieux, grave comme les gens ils s’en foutent de notre merde, juste qu’on n’est trop pas à la mode »
(Un conseil: en attendant, mettez de petites pièces dans un petit cochon…)
Aujourd’hui, je vais vous donner envie de rester chez vous:
Paris, jeudi 17 septembre 2009, vers 16h , profitant d’un peu d’avance sur mon prochain rendez-vous, je décide d’enregistrer 2 minutes de son dans le métro. Je prends la ligne 5. Par chance, un musicien de rue entre en même temps que moi. Il a commencé à jouer du violon: (pour écouter cliquer sur le >)
Au début je me suis dit « cool, ça va donner un petit côté humain à mon enregistrement ». Sauf que mon violoniste fait la manche comme il peut… le bruit du métro est tellement strident que ça couvre ses crincrins. Je note que personne ne lui en veut de jouer aussi mal, d’ailleurs personne ne l’entend.
Depuis quelque temps, on peut constater une montée monstre de gens qui se retrouvent à la rue. Ajoutez le bruit, la pollution, le manque de place… et on veut présenter Paris comme une ville modèle , un modèle auquel le monde champêtre devrait accéder. Alors pour y aller encore plus vite, on promet des LGV plantées là en pleine campagne, rasant au passage les HLM qui dérangent la ville la plus proche.
Rien ne justifie dans nos sociétés urbaines de plonger délibérément les « provinciaux » dans la misère.
En général, on lit qu’il s’agit là d’une simple défense de la propriété, ne seraient mobilisés que de petits propriétaires que le progrès voudrait dépouiller. Il faut savoir que ceux qui disent une telle chose veulent très explicitement faire oublier que le prix d’une maison en Limousin ne paye pas un loyer à Paris. Comme par hasard, on remarquera que nos cadres dynamiques et nos nouveaux rentiers ne sont pas concernés par le développement de cette nouvelle ligne.
Pourquoi sous ce dénie et cette technique, retrouve-t-on le même mode opératoire que dans les néo-colonies françaises: où des technocrates débarquent en sortant de belles théories qu’ils formulent uniquement dans le but de séduire un peuple qu’ils jugent pauvre et crédule?