limoges le tgv, c’est mâle

rff recrute, mais pas de femme

A Limoges, des missionnaires pensent que les femmes, hantées par l’idée d’être comparée aux « féministes acharnées», conçoivent facilement le rôle qu’elles sont appelées à jouer, rôle conforme à leur mission naturelle, où ne peuvent que resplendir deux vertus innées chez elles: le dévouement et la charité. Pour peu qu’une mère donne l’impression de répondre à ces heureux critères, on lui enlèvera de la bouche le droit d’être considérée comme une interlocutrice estimable.

Sylvie écrit :
« Aux inquiétudes économiques, ils vous répondent bêtement mais ils répondent.
Aux inquiétudes écologiques, ils tentent aussi une réponse.
Mais j’ai peur des métaux lourds et du bruit lorsqu’ils vont faire sauter la colline, et parce que j’ai des enfants et m’inquiète, on ne me répond pas.
Je n’ai le droit à aucun porte parole, personne ne me représente, pour RFF  je ne suis rien et quand j’ose une intervention on me fait comprendre qu’il est grand temps de retourner dans ma cuisine. Ils m’humilient sans arrêt et veulent que j’offre à mes enfants le spectacle d’une personne insignifiante.
Le pire c’est que le jour ou ma famille sera malade, les habitants braqueront vers moi un regard compatissant, d’autres me fuiront. Est-ce le seul courage dont les gens sont capables? »

C’est ainsi que des milliers de mères de famille à travers la France sont victimes des projets dit d’utilité publique : humiliées, angoissées, déplacées, séparées de leurs racines, et pour celles qui ont la chance de rester, elles peuvent voir leurs enfants victimes des poussières des chantiers.

En vertu du droit à l’existence, les femmes jouissent d’un traitement exemplaire, qu’elles soient discrètes ou combattantes, RFF et politiques prennent toujours grand soin de les mépriser car ils savent que leurs avis ne pèseront jamais sur la balance.

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