ne se laisse pas acheter

« 

A un copain,

A la réunion de Peyrillac nous devisions devant la porte, tu m’as dit« – et si on te proposait un gros paquet de pognon qu’est-ce que tu ferais? » (nous parlions de maisons impactées) J’ai bien compris où tu voulais en venir et je t’ai répondu un peu violemment « -plutôt mourir que cette infamie! »
Depuis j’ai beaucoup pensé à cette question: c’est une bonne question. En fait, nous avons plus qu’un problème de maisons, de terres et d’argent; nous feraient-ils un pont d’or (ça ne risque rien, ils veulent plutôt nous arnaquer) nous serions détruits de toute façon car Chaptelat c’est notre identité.
Dans nos réunions notre nom à peu d’importance, nous sommes chacun: Chaptelat, Bonnac, St Jouvent, Peyrilhac… et cela me rappelle la fraternité des compagnons qui montaient à pied sur Paris: les cris de ralliement sur la route étaient « Limousin », « Aquitaine », « Quercy », « Berry »…Cette conscience de vivre ensemble sur le même lieu aimé c’est ce qui créé notre communauté.

Il n’y a pas d’abandonnés. »

M.B 26/11/09